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08/07/2011

12 - Du labeur peut-être inutile

"Je me demande au fond si un jour je ne vais pas regretter le temps où je faisais ce que je voulais sans que personne ne s'en mêle."

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Georgio évoque le travail des graveurs. Il adresse des lettres passionnées à sa fiancée. Elle n'a jamais compris la complexité de ses oeuvres tournant autour du thème des tremblements de terre et de l'apocalypse. Jean lit des textes à la bibliothèque de Poitiers devant une salle à moitié vide. Jadis il jouissait d'un certain prestige, mais aujourd'hui comme tout le monde, il doit faire un peu de porte-à-porte. On  parle d'une contagion, dûe à des bêtes mortes. Des mouvements de contestation traversent le Maroc. Etienne photographie la Baltique et les îles Caraïbes pour montrer ce qu'il sait du monde. Les autres n'arrivent pas à réaliser. Pierre parle d'hystérie collective, au coeur du drame, il est revenu hagard de Tchernobyl, en 1986. Denis était à Port au Prince en 2010. Gilles regarde s'effondrer une digue sur le lac Pontchartrain. Jacqueline vit à Mahabalipuram dans un village indien, elle entend une grande vibration, puis voit arriver une vague qui décime sa famille, elle regarde mourir sous ses yeux tous les siens. Elle se promène aujourd'hui dans le vent râpé, enjambe des écorchés. Graham vole dans les poches des mourants et des morts de quoi survivre un jour ou deux. Maxime lit les dernières nouvelles du monde en sirotant un cocktail "Albertine" sur les rochers artificiels d'une plage réservée aux artistes de variété et aux vedettes de la télé.

08:13 Publié dans De l'Histoire, De la Fantasmagorie, Des Beaux Arts, Des Voyages, Du Souvenir | Lien permanent |

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