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18/07/2011

13 - Malaise dans la culture

"Je regrette le formatage de certains textes , la persistance de certains clichés."

1452____cm___j.moreau___g.cattand___ip___pigalle__.jpgSylvie a des difficultés pour emprunter, elle ne peut pas s'acheter un logement. L'amiral a ramené des têtes Maori  de Nouvelle Zélande, mais la Nouvelle Zélande exige la restitution des têtes dans les meilleurs délais. Henri s'interroge  sur la  condition de la culture en France car le gouvernement n'aide plus personne et laisse faire le trafic des ruines, le ministre voudrait instrumentaliser les premiers objets ayant appartenu à d'anciennes divinités, pour servir de décor dans des émissions de divertissement  à la télé, Henri pense que cela équivaut à une forme d'effacement de l'autre. Marie-Cécile est bouleversée. Elle craint que le genre féminin disparaisse. Henri tente de la rassurer pour lui la chose est plus complexe, mais il reste  opposé à la féminisation de certains termes comme "auteure" ou "inventeure". Un opérateur de chantier est désigné, il devra avec son équipe, reconvertir les ruines pour en faire des logements décents. Il prévoit d'agrandir les trottoirs et promet 400 logements équipés de frigos et de machines à laver pour la rentrée. Marie-Cécile n'en revient pas. Jean aimerait qu'on plante des platanes  tout le long du canal.  En regardant  les yeux de Sylvie, il revoit l'image de sa mère assise dans une chapelle en train d'écouter une sarabande de Haendel. Qu'attendait-elle au fond, de la vie sa  pauvre mère, Sinon que le soir tombe ? Marie-Cécile trouve que c'est peu. Mais Jisay lui précise ironiquement que sa mère attendait le soir pour regarder des nuages géants descendre sur Venise, dans les bras de l'amiral.

 

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